Qualis pater, talis filius

box-295029_640

Le festival du film musical vient de se terminer, une fois démontées, je range avec précaution les dernières bobines 70 mm dans leurs boites puis dépose le tout près d’une vingtaine de colis identiques alignés dans le hall du cinéma.
Dans quelques heures, les copies repartiront dans une autre salle ou réintégreront les locaux de leur distributeur respectif, dans l’attente d’une nouvelle programmation dans un coin de France ou d’ailleurs.

Lire la suite

Un métier passionnant

La Renault 14 stationne brusquement devant le cinéma, moteur et phares allumés, l’homme qui en descend semble particulièrement pressé.

Roger Marc est un homme élégant, la trentaine, des faux airs de Belmondo, hyperactif et boulimique de travail, charismatique, autant dire que lorsqu’il pénètre dans le hall, il attire l’attention de tout le monde.

Une poignée de main ferme et virile, le directeur s’inquiète auprès de chacun des soucis quotidiens résolus sur le champ, quelques remarques sur l’affichage, contrôle des comptes du jour avec la caissière avant de me demander de le suivre, sa routine en quelque sorte.

Lire la suite

Claps de vie.

film-145099_640

Les femmes qui m’ont aimé ne sont jamais restées, Catherine la première, peu à peu sa vie a oublié la mienne, de mon côté je manque cruellement de pièces de monnaie pour m’acheter du temps avec elle.
Une dizaine d’années plus tard, une lettre du passé m’attend dans ma boîte aux lettres, par le plus grand hasard l’avocate au barreau a retrouvé ma trace, à l’intérieur de l’enveloppe un billet de train de nuit au départ d’Angoulême, quelques mots sur sa carte professionnelle :
 » Ta gourmette t’attend !!  » mais voila, je n’ai jamais donné suite, comme si ce courrier n’était jamais arrivé, par peur de la décevoir sans doute.

Lire la suite

Le temps se chargera du pire.

4381304931266

Il pleut à verse ce vendredi du mois de mars 1979, je cours complétement trempé vers la cabine téléphonique enfin libre.
J’ai voulu assassiner mille fois le vieil homme qui occupait les lieux avant moi, sa conversation interminable a en plus laissée une odeur de tabac froid dans le minuscule espace.
Je coince la porte avec mon pied pour aérer tout en fouillant mes poches, deux pièces de cinq francs, un graal !!
A heure et jours fixes, Catherine attend mon appel, c’est devenu une habitude, jusqu’à fin juin ou nous devons nous retrouver enfin à Arcachon pour les vacances.

Lire la suite

Les mots pour le dire. 2/2 Train de nuit.

Catherine et moi sommes réfugiés dans ma chambre mansardée aménagée au grenier de la maison familiale.
Lewis, le boxer, renifle à la porte depuis quelques minutes, dés que je lui permets d’entrer, il se précipite sur le lit, joyeux d’être le centre d’intérêt du moment.
Le parfum de Catherine envahit la pièce, étrangement les femmes qui vont compter pour moi auront ce point commun, l’envoutant Chanel n° 5.

Lire la suite